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Powerpivot en action
Nous allons vous présenter dans ce chapitre les fonctionnalités les plus intéressantes de Microsoft SQL SERVER Powerpivot pour EXCEL. Le but de ce chapitre est de montrer les fonctionnalités les plus couramment utilisées permettant de transformer un simple classeur EXCEL en un système de rapports complexes vous permettant d’analyser vos données. Ce n’est pas encore le moment d’aborder les fonctionnalités avancées telle que le langage de programmation DAX ou la gestion complexe des relations. Néanmoins à l’issue de ce chapitre vous serez capable de réaliser des analyses complexes sur des bases relationnelles et espérons que vous souhaiterez aller plus en avant dans la découverte de POWERPIVOT.
Nous évoquons parfois ce que l’on appelle désormais la qualité de l’expérience utilisateur ce qui signifie qu’un classeur POWERPIVOT doit pouvoir être utilisé par n’importe qui. Même si vous êtes le seul utilisateur du classeur, pensez « user friendly » pour vos rapports ce qui facilitera la lecture et la mise à jour de vos classeurs lorsque vous les ouvrirez plus tard.
Utiliser les TCD pour produire un rapport.
Nous utiliserons un rapport simple basé sur nos 3 tables : Sales Order Header, Sales Order Detail, et Product.
Créer un rapport avec OnlineOrderFlag en étiquette de ligne, SizeUnitMeasureCode en filtre de rapport, Size en étiquette de colonne, Color en étiquette de ligne et OrderQty en Valeurs pour arriver au résultat suivant comme l’indique la Figure 17 :
Figure 17 Tableau croisé
Avant de poursuivre, revoyons comment POWERPIVOT parvient à ce résultat :
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Calcul de la liste des valeurs des filtres OnlineOrderFlag à partir de la table SalesOrderHeader (vrai/faux)
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Alimentation de la liste déroulante du filtre avec les valeurs Vrai et Faux
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Calcul de la liste des valeurs des filtres SizeUnitMeasureCode à partir de la table Product (Vide ou CM)
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Placement de color en ligne, Size en colonne et OrderQty en valeur. Powerpivot charge la table contenant la valeur soit SalesOrderDetail. Il suit la relation entre SalesOrderDetail et product et filtre les lignes qui ne satisfont pas aux conditions sur SizeUnitMeasureCode. Parallèlement, il supprime les lignes qui ne satisfont pas aux conditions d’OnlineOrderFlag.
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Ayant chargé le jeu de données cible, il suit la relation entre SalesOrderDetail et product pour récupérer color et size, procède aux agrégations de OrderQty sur color et size
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Powerpivot affiche le résultat final
Dans les prochains chapitres, nous verrons les différents types de relations possibles et comment les maitriser. Mais avant, nous allons régler quelques soucis de mise en forme pour rendre notre rapport plus attrayant et découvrir quelques autres fonctionnalités intéressantes.
1ère amélioration : formatage des nombre
Le rapport présenté dans la figure 2.1 présente quelques défauts de formatage. Sous EXCEL, le formatage des nombres s’effectue à partir de la feuille de calcul elle-même. Si nous procédons de la même façon, le résultat n’est pas très probant comme l’indique la Erreur ! Source du renvoi introuvable.:
Figure 18 TCD avec un formatage classique EXCEL
Compte tenu du fait que les colonnes ont été créées avant le formatage, elles ne sont pas assez larges. Il est possible évidemment de formater chaque colonne. Néanmoins, si vous changez ou ajouter une mesure, vous aurez besoin d’un nouveau format et de nouvelles largeurs de colonne et il vous faudra redimensionner toute votre feuille de calcul.
La bonne procédure consiste à utiliser les paramètres des champs de valeurs. Cliquer bouton droit sur Paramètres des champs de valeurs…Format de nombre…Comptabilité…€ Français (France).
Figure 19 paramètres des champs de valeurs
Figure 20 Format de cellules
Figure 21 TCD formaté par Powerpivot
Cette fois ci, les colonnes ont été reformatées automatiquement.
2ème amélioration : afficher/masquer les colonnes
Afin de rendre le rapport plus convivial, il nous faut régler un autre détail : le liste des champs Powerpivot présente des informations qui ne sont pas toutes indispensables
Figure 22 Liste des champs Powerpivot
Bien que ces champs puissent s’avérer utiles à un moment donné de l’analyse, ils ont tendance à alourdir l’interface plutôt qu’à la simplifier.
Vous pouvez masquer les colonnes techniques ou les supprimer afin que le sélecteur de champs ne présente que les informations utiles. Lorsque vous supprimer une colonne, celle-ci est physiquement du modèle de données Powerpivot et n’est plus disponible, ce qui a pour conséquence de réduire l’utilisation de la mémoire et l’espace disque utilisé et donc améliore les performances. Lorsque vous masquez une colonne, celle-ci n’est juste plus visible dans le sélecteur de champs mais reste dans le modèle de données. Choisissez donc d’uniquement masquer les colonnes techniques (sinon elles ne seront plus disponibles dans la zone relations ou la vue diagramme) et de supprimer les colonnes inutiles.
Figure 23 Masquer une colonne dans Powerpivot
En cliquant sur l’en-tête de colonne, choisissez Masquer dans les outils clients ou supprimer des colonnes.
Dans la fenêtre powerpivot/dans les tables
L’opération de nettoyage des colonnes inutiles a un impact sur l’ergonomie de votre outil de conception mais également sur les performances de Powerpivot. En particulier, si vous avez des champs calculés que vous pouvez facilement reconstituer au moyen de formules, n’hésitez pas à les supprimer. Rappelez-vous le mode de stockage en colonne de Powerpivot : le nombre de ligne n’influe pas significativement sur les performances. Compte tenu de l’algorithme de compression, ce qui importe est le nombre de colonnes et le nombre de valeurs distinctes au sein de chaque colonne. 
Figure 24 Liste des champs Powerpivot
Figure 25 Masquage de champs dans la fenêtre Powerpivot
3ème amélioration Ajouter une colonne calculée
Maintenant que nous avons supprimé ou masqué les colonnes indésirables, continuons d’améliorer notre rapport. Vous noterez que certains champs ont une codification technique pas très explicite. Le champ OnlineOrderFlag par exemple qui prend la valeur TRUE/FALSE n’est pas présentable en l’état dans un rapport. Modifions notre rapport en supprimant le filtre OnlineOrderFlag et en l’ajoutant en étiquette de ligne.
Figure 26 TCD avec le champ OnlineOrderFlag en ligne
Nous allons remplacer les valeurs True/False de OnlineOrderFlag par Commande en ligne et commandes en magasin.
Nous avons 2 possibilités pour le faire :
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Ajouter une nouvelle colonne calculée dans la table OrderDetails comportant une valeur descriptive. Cacher ensuite le champ OrderDetails.
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Ajouter une nouvelle table dans le modèle de données avec une clef True/False et une descrption. Créer ensuite une relation entre OrderDetails et cette nouvelle table afin d’autoriser Powerpivot à parcourir les données originales suivant ce nouvel axe.
Les 2 méthodes sont pertinentes et relèvent de la modélisation de données. Nous allons donc les décrire toutes les 2 afin de vous montrer comment une modélisation correcte peut influer sur la qualité de l’interface utilisateur.
La1ère méthode est la plus simple. Pour ajouter une colonne à la table SalesOrderHeader vous devez fournir un nom et une expression afin de référer par la suite cette colonne et d’indiquer le mode de calcul de cette colonne.
Dans la zone de conception du ruban Powerpivot, cliquer sur colonne…ajouter :

nant
Figure 27 Ajouter une colonne dans Powerpivot
Le curseur se positionne en fin de table et vous positionne dans l’éditeur de formule. Vous pouvez maintenant écrire votre formule dans l’éditeur de formule de Powerpivot. Cet éditeur ressemble fortement à celui d’EXCEL. Néanmoins, les formules de Powerpivot sont très différentes de celles d’EXCEL et utilise le langage DAX qui sera abordé au chapitre XXX. Pour cet exemple simple, nous pouvons dans un premier temps ignorer la complexité sous-jacente de DAX et entrer la formule, qui ressemble tout de même à une formule EXCEL.
Figure 28 Fonction DAX “IF”
Ce code utilise la fonction DAX IF qui fonctionne comme celle d’EXCEL. Notez bien que la formule s’applique à toute la colonne et non « la cellule EXCEL », notion qui n’existe plus sous Powerpivot. La référence porte donc désormais sur la colonne. Nous allons donc lui donner un nom un peu plus explicite en TypeCommande :

Figure 29 Renommer une colonne
Vous pouvez maintenant masquer votre colonne OnlineOrderFlag qui est purement technique et ajouter le champ TypeCommande dans votre tableau ce qui aboutit au résultat suivant :
4ème amélioration : Mixer vos données
La 2ème technique est intéressante puisque en la développant, nous allons changer le modèle de données. Il n’y a pas de table dans la base de données proposant une description du champ OnlineOrderFlag donc nous allons créer une feuille de calcul contenant cette table de référence et l’intégrer dans le modèle de données. Créer donc une table dans une nouvelle feuille, sélectionner les cellules et choisissez « Mettre sous forme de tableau » :
Figure 30 Création d’une table de recherche
Il faut maintenant déclarer cette nouvelle source de données à Powerpivot. A partir de l’onglet Powerpivot du ruban EXCEL, choisissez Données EXCEL…créer une table liée :
Figure 31 Création d’une table liée
Astuce : positionner le curseur dans la table avant cette action. De cette façon, Powerpivot sélectionnera automatiquement les données de la table. Sinon, vous devrez les sélectionner manuellement.
Cette action ouvre la fenêtre Powerpivot et votre feuille EXCEL se présente exactement comme une table importée classique à la différence d’un chaînon indiquant qu’il s’agit d’une table liée EXCEL. Renommez votre table SalesOrderHeader_OnlineOrderFlag.
Peut-être que l’intérêt d’une telle opération ne vous semble pas évident mais il s’agit d’une des fonctionnalités de Powerpivot les plus puissantes : mixer dans un même modèle, des données de l’entreprise provenant d’une base SQL SERVER ou autre et des données individuelles adaptées à notre contexte métier. En d’autres mots, nous disposons maintenant d’étendre le modèle existant avec des informations personnelles. Cette capacité ouvre des perspectives illimitées.
Il nous reste à créer la relation entre SalesOrderHeader et notre nouvelle table. Cliquer sur la colonne OnlineOrderFlag puis créer une relation
Figure 32 Création d’une relation
Sélectionner la table de recherche connexe et la colonne de recherche connexe :
Figure 33 Création d’une relation de recherche entre 2 tables
Powerpivot a identifié les colonnes pouvant être mise en relation entre les 2 tables. Il ne reste plus qu’à créer.
En retournant sur le classeur EXCEL et en rafraichissant les données, on constate que la nouvelle table est bien présente et que le résultat obtenu est identique. L’intérêt de la 2ème méthode est de pouvoir changer rapidement les descriptions sans avoir à retoucher du code DAX mais simplement en modifiant des valeurs sous EXCEL.
La fonction RELATED
Travailler avec des dates
Fonctions year et month
Rafraichir vos données : pourquoi, quand, comment ?
Filtrer vos données : les segments
Horizontaux
Le souci résiduel de notre solution est que nous avons dû ajouter des tables de recherche ce qui complexifie la présentation dans la liste des tables et des champs Powerpivot dans EXCEL. Heureusement, il existe une solution évitant cet écueil : la fonction RELATED de DAX que nous verrons dans ce chapitre.
Ajouter des mesures
Même si il est possible de faire de nombreux traitements en travaillant au niveau de chaque ligne des tables, certains traitements ne peuvent pas être définis à ce niveau car ils dépendent du contexte de la requête. Nous allons vous donner un maintenant un exemple simple de différence entre une colonne calculée et une mesure dans Powerpivot. Nous verrons pourquoi les mesures sont parfois indispensables.
Nous allons créer un calcul qui compte le nombre de produits distincts vendus donc opérer ce que l’on appelle un Distinct Count. Il est évident qu’il est impossible de calculer ce nombre à partir de chaque ligne puisque pour chaque produit et vente, le nombre est de 1, alors que pour plusieurs ventes la valeur n’est pas la somme des valeurs de chaque ligne. Le résultat dépend de la sélection de l’utilisateur. Ce type de calcul qui ne peut être défini au niveau ligne est appelée mesure et doit être défini au niveau du TCD.
Pour créer une mesure, cliquer bouton droit sur la liste des champs Powerpivot et faites Ajouter une nouvelle mesure et nommer la DistinctProducts,.
Entrer la formule suivante dans la zone formule :
=COUNTROWS (DISTINCT (SalesOrderDetail[ProductID]))
Bien que facile à lire, cette formule DAW illustre toute la puissance de Powerpivot .
On peut la lire ainsi : « compte le nombre de lignes qui ne contient que des valeurs distinctes de la colonne ProductID dans la table SalesOrderDetail”. Pour calculer cette mesure, Powerpivot tient compte du contexte d’exécution de la requête et fournit le chiffre correct pour chaque intersection du tableau. Par exemple, vous pouvez produire un rapport intéressant comme celui de la figure XXX fournissant le nombre de produits distincts vendu, par couleur.
Comme vous pouvez le constater, chaque cellule contient le nombre distincts de produits vendus. Notez que cette agrégation de type distinct count n’est en aucun cas une somme. Pour les produits jaunes par exemple, vous avez 33 produits distincts en vente magasin et 22 produits distincts vendu sur internet pour un total de 34 produits. Le résultat est un peu déroutant mais correct. En termes de présentation, les mesures et colonnes calculées se ressemblent mais en terme de mode de calcul, le fonctionnement est complètement différent. Au chapitre XXX, nous aborderons le langage DAX et détaillerons les différences entre les colonnes calculées et les mesures.
Ajouter des tables
Jusqu’ici nous avons travaillé sur 3 tables de la base de données. Néanmoins AdventureWorks contient quantité de tables que vous pouvez ajouter que vous pouvez ajouter au modèle Powerpivot pour améliorer vos rapports. La table Product contient par exemple un champ ProductSubcategoryID qui est la clef de la table ProductSubcategory non chargée. Cette table contient en outre un champ ProductCategoryID qui se réfère à la table ProductCategory. Cette relation chaînée nous permet de récupérer ProductCategory en 2 passes, depuis product vers Subcategory et de Subcategory vers Category. Ce type de relations qui apparait souvent dans les bases de données relationnelles est appelée relation chaînée et permet de parcourir des données du début jusqu’à la fin de la chaîne.
Lier vos segmenzts dans la feuille, entre feuilles
1.4. QUE SONT DEVENUES LES FORMULES EXCEL ?: INTRODUCTION A DAX
Pour permettre à Powerpivot de parcourir les données de ces nouvelles tables, vous devez les importer dans le modèle. Vous pouvez le faire de la même façon que pour les 3 premières tables. Cette fois ci, au lieu d’utiliser le bouton A partir de la base de données, vous pouvez utiliser le bouton connexion existante de l’onglet conception du ruban Powerpivot comme indiqué sur la figure XXX. Vous pouvez le faire parce que la connexion a été sauvegardée dans le classeur EXCEL et vous pouvez maintenant l’utiliser pour importer toutes les tables souhaitées sans créer une nouvelle connexion :


Noter que durant le processus de chargement, Powerpivot a détecté une relation entre ProductSubcategory et ProductCategory. Vous pouvez maintenant masquer les colonnes techniques (ProductSubcategoryID, ProductCategoryID) et les colonnes inutiles (rowguid et UpdatedDate dans les 2 tables) pour créer un modèle propre.
Si vous essayez maintenant de rajouter Category et Subcategory au TCD, Powerpivot détecte automatiquement la nouvelle relation.
Vous constatez cependant que Powerpivot n’a pas détecté la relation entre Product et Subcategory. Vous devez la créer manuellement :
Dans EXCEL, Powerpivot a détecté qu’une nouvelle relation peut être nécessaire:

Figure 34 Une relation a été détectée et crée
Nous pouvons donc désormais créer un rapport complexe dans lequel nous mixons des colonnes des tables products, categories, subcategories et orders, en laissant Powerpivot résoudre les relations complexes durant la navigation dans les données :
Notre rapport commence à être présentable. Deux points cependant si vous êtes perfectionnistes ont dû attirer votre attention :
Les 3 tables ProductCategory, ProductSubcategory et Products ont le même nom Name ce qui n’est pas très convivial puisqu’il est difficile de savoir si vous avez bien mis Category au-dessus de Subcategory et non l’inverse (même si dans les données cela ne vous aurait pas échappé),
ProductCategory et ProductSubcategory sont séparés de la table Products, même si elles se réfèrent strictement à Products. Dans un petit TCD, ce n’est pas un problème. Cependant, au fur et à mesure que votre modèle va gagner en complexité, il vous faudra réduire le nombre de table visible autant que possible afin de faciliter l’accès aux colonnes. Une règle de la Business intelligence veut qu’il ne faut pas dépasser 15 tables à disposition d’un utilisateur. Si vous mettez à disposition toutes les tables de recherche, ce nombre sera très rapidement atteint.
Vous allez donc supprimer les 2 tables ProductCategory et ProductSubcategory de la liste des champs Powerpivot en les remplaçant par 2 colonnes Category et Subcategory. Pour cela, vous avez besoin de créer 2 colonnes calculées qui contient des valeurs référencées dans 2 autres tables, en suivant 2 relations. C’est ce à quoi sert la fonction RELATED.
La fonction RELATED renvoie la valeur d’une colonne d’une autre table dans le cas d’une relation valide entre ces 2 tables. Vous pouvez définir ces 2 colonnes dans la table Product en utilisant les formules suivantes :
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Column |
Formula |
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Subcategory |
=RELATED (ProductSubcategory [Name]) |
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Category |
=RELATED (ProductCategory [Name]) |
Le résultat s’affiche instantanément dans la fenêtre Powerpivot :
Figure 35 Mise en œuvre de la fonction RELATED
Différences entre colonnes calculées et mesures calculées : que choisir ?
Notion de contexte de filtre dans une table : exemple
Cette simple action conduit à une interface beaucoup plus sobre. Vous pouvez maintenant masquer toutes les colonnes des tables Category and SubCategory, ce qui au passage fait disparaitre les 2 tables de l’interface :
Figure 36 Rapport amélioré sans les clefs techniques
Cette simple amélioration est importante puisqu’elle introduit la notion de modélisation de données du « chapitre 4 Les modèles de données ». L’utilisateur interroge le modèle de données et il faut qu’il soit le plus simple possible. La difficulté de l’exercice d’un concepteur de modèle de données est bien de masquer la complexité sous-jacente des données afin d’offrir un modèle simple, compréhensible et accessible.
Exercice : utiliser la fonction RELATED pour masquer la table SalesOrderHeader_OnlineOrderFlag du modèle de donnée exposé à l’utilisateur.
Travailler avec les dates
Jusqu’à présent, nous avons travaillé avec des colonnes contenant un nombre raisonnable de valeurs. Lorsque le nombre de ces valeurs augmente, le TCD devient difficilement lisible. Nous allons donc décrire ce problème en détail et présenter une solution.
Le tableau contient une colonne SalesOrderHeader, OrderDate, qui enregistre la date de la commande. Les détails dans cette colonne sont importants, mais, pour les fins d’affichage, la colonne contient trop d’informations. Si vous mettez simplement la colonne OrderDate, vous obtenez un rapport qui contient toutes les informations dont vous avez besoin mais il est très difficile à lire (voir Figure 37 TCD avec OrderDate en colonne) en raison du nombre élevé de valeurs. En termes techniques, nous disons que la colonne de date commande n’est pas le bon niveau d’agrégation parce qu’il ne nous permet pas d’accéder aisément aux informations intéressantes.
Figure 37 TCD avec OrderDate en colonne
Le bon niveau pourrait être constitué de l’année et du mois. Ces niveaux garantissent un meilleur confort dans le parcours des données.
Powerpivot peut agréger les données mais a besoin des colonnes correspondantes. Il faut donc ajouter 2 colonnes à la table SalesOrderHeader pour bénéficier de l’année et du mois de la commande.
Nous ajoutons donc ces deux colonnes comme décrits précédemment :
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Column |
Formula |
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Order Year |
=YEAR (SalesOrderHeader[OrderDate]) |
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Order Month |
=MONTH (SalesOrderHeader[OrderDate]) |
Nous utilisons les fonctions les fonctions DAX YEAR et MONTH. Nous avons maintenant 2 nouvelles colonnes pour concevoir notre rapport :
Figure 38 Rapport avec les années en colonne
Ou en combinant les années et les mois :
Figure 39 Rapport avec Année en colonne et numéro de mois en ligne
Noter que ce rapport n’affiche que les numéros de mois et non les mois. Dans le « chapitre 6 Calculs sur les dates dans DAX », nous verrons comment afficher les noms des mois. Vous trouverez aussi au chapitre 3 dans la section « Fonctions de date et d’heures » la liste des fonctions disponibles pour manipuler les dates. Vous trouverez également une fonction simple pour récupérer le nom et le numéro du mois.
La technique d’agrégation de dates est très souvent utilisée lorsque les données de date sont trop détaillées dans une table. La gestion des dates sera abordée dans le « chapitre 6 Calculs sur les dates dans DAX ». Ces techniques sont courantes. Par exemple, dans le « chapitre 8 Les motifs DAX Powerpivot », nous verrons une solution pour créer des gammes de prix et la technique s’apparente à celle que nous venons d’utiliser : créer une colonne d’agrégation permettant le parcours des données
Rafraichir les données
Maintenant que nous avons parcouru les principales fonctions de Powerpivot, il est temps de voir ce qui se passe lorsque les données sources sont mises à jour, chose courante dans le cycle de vie des données.
Notre rapport est déjà une bonne source de production d’informations. Comme vous pouvez le voir, nous utilisons l’année et le mois donc ce rapport est susceptible d’évoluer dans le temps :
Figure 40 Rapport avec année et mois en colonne
Lorsque vous importer des données dans Powerpivot, vous ne créez pas de liens direct vers les sources de données. Vous copiez les données sous forme tabulaire dans Powerpivot et travailler en mode déconnecté. Si vous voulez rafraichir les données, vous devez les recharger.
Pour recharger les données, cliquer sur le bouton Actualiser de l’onglet Accueil de Powerpivot :
Figure 41 Actualiser la sélection
Puisque Actualiser recharge toutes les données, ce processus peut prendre un certain temps en fonction de la volumétrie des données.
Ce n’est pas l’objet de ce document mais voici comment se présente la connexion Powerpivot sur un cube SSAS. A titre d’exemple, voici une requête SSAS exécutée depuis POWERPIVOT sur le cube « Adventure Works DW Multidimensional Denali ». Seuls les résultats sont stockés dans Powerpivot :
Figure 42 Connexion Powerpivot à un cube SSAS 2012
Figure 43 Requête MDX permettant d’extraire les données du cube
A titre indicatif, il s’agit d’une requête MDX sur le cube exemple « Adventure Works DW Multidimensional Denali » de SSAS. Sans être expert, il est évident que la syntaxe MDX pour la requête est plus complexe que l’équivalent sous Powerpivot. Pas d’inquiétude, le langage MDX ne fait pas partie de l’écosystème Powerpivot !
Figure 44 Import à plat de données d’un cube SSAS
Seule 89 lignes sont importées dans Powerpivot :
Le TCD équivalent à notre exemple Powerpivot se présente ainsi :
Les seules tables rafraichies automatiquement sont les tables liées dans EXCEL, c’est-à-dire celle figurant dans le classeur.
Nous reviendrons plus en avant sur l’import de données SSAS dans le « chapitre 5 Chargement de données et de modèles ».
Nous pouvons suspendre la mise à jour automatique de ces tables dans Powerpivot si nécessaire :
Utiliser les segments
Nous allons terminer ce chapitre en présentant une fonction standard d’EXCEL 2010 bien utile en lien avec Powerpivot. Bien que les segments aient été introduits dans les TCD liés à des données Powerpivot, ils sont d’usage plus large. Vous pouvez les utiliser sur un TCD connecté à une base SSAS ou un TCD simplement connecté sur une base SQL SERVER voire à des données EXCEL du classeur.
Les segments sont des composants graphiques de filtre permettant de sélectionner finement les données à filtrer. Voir le tableau de la figure contenant un tableau et deux segments :
Figure 45 TCD avec 2 segments de filtre
Vous pouvez cliquer sur une cellule pour activer le filtre d’un segment ou appuyer sur la touche Ctrl pour activer un filtre multivalué. Les segments sont utiles lorsqu’une colonne contient un nombre réduit de valeurs, telles Category ou Color. Les filtres s’appliquant sur des colonnes comportant peu de valeur, ils sont très ergonomiques et utiles. A noter que les segments peuvent afficher des colonnes figurant déjà dans le tableau, comme dans notre exemple. Cette possibilité n’est pas possible avec des filtres standards.
Autres différence notable, alors que les filtres ne s’appliquent qu’à un seul tableau ( ils sont attachés à la requête sous-jacente du tableau), les segments peuvent être liés à plusieurs tableaux, autorisant le filtrage en un clic :

Figure 46 Connexion de segment
Figure 47 Outil de tableau croisé dynamique Option Inséer un segment
En sélectionnant les 2 slicers, les 2 tableaux sont mis à jour pour refléter les valeurs des filtres. Cette simple caractéristique les rend très utile pour contribuer à l’interactivité du rapport.
Résumé chapitre 2
Dans ce chapitre, nous avons parcouru les fonctionnalités les plus intéressantes de Powerpivot.
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Le format des chaines de caractères doit s’effectuer dans la fenêtre Powerpivot elle-même afin que le redimensionnement des colonnes dans le TCD se fasse de manière automatique.
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Les colonnes inutiles doivent être supprimées du modèle de données et les colonnes techniques doivent être masquées afin de ne présenter que les colonnes utiles à l’utilisateur pour produire son rapport.
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Vous pouvez ajouter de simples colonnes calculées ou utiliser des fonctions plus complexes, telles que RELATED pour enrichir votre TCD avec des données provenant des tables liées. La fonction RELATED est très utile puisqu’elle permet de réduire le nombre de tables présentées à l’utilisateur pour et de les présenter de manière logique en les regroupant par entité.
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Vous pouvez créer des tables EXCEL liées afin d’enrichir le modèle avec vos propres données stockées classiquement dans EXCEL.
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Nous avons vu la différence entre une colonne calculée et une mesure, point qui sera précisé plus tard via la notion de contexte.
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Lorsque les données du modèles sont trop nombreuses, essayer de les regrouper en hiérarchie en procédant par agrégation pour éviter de présenter trop de données d’un même niveau. Nous avons l’exemple des colonnes de dates facilement extensibles à d’autres types.
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Les données devant être rafraîchies doivent être entièrement rechargées depuis la base de données puisque les tables de Powerpivot sont des copies des bases de production, et non des liens. Ce point peut poser des difficultés pour les très grosses volumétries.
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Les segments sont des outils graphiques pour filtrer sur une ou plusieurs tables. Ils sont pratiques et agréables à utiliser et permettent de construire des rapports interactifs combinant plusieurs tables dans le même classeur EXCEL.
Merci pour ce tutoriel. Il est parfait ! J’attends avec impatience les chapitres suivants